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Journée Internationale de tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines : au-delà de l’interdiction, garantir justice et réparation aux survivantes

Chaque 6 février, la communauté internationale commémore la Journée internationale de tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines (MGF), instaurée par les Nations Unies. Cette journée est un moment de mémoire, mais surtout un appel à l’action en faveur des millions de femmes et de filles qui vivent encore avec les conséquences physiques, psychologiques et sociales de cette pratique néfaste.

Malgré les engagements internationaux et nationaux, les mutilations génitales féminines persistent dans plusieurs pays. Instituée en 2012, cette journée vise à accélérer les efforts pour l’éradication totale des MGF d’ici 2030, conformément aux objectifs des Nations Unies. Toutefois, l’interdiction légale à elle seule ne suffit pas.

Les survivantes demandent plus que des lois : elles réclament justice

Pour les femmes et les filles survivantes des MGF, la reconnaissance de l’illégalité de cette pratique n’est qu’une première étape. La justice doit être globale et réparatrice.


Elle implique :

  • un accès effectif à des soins de santé adaptés ;
  • un accompagnement psychosocial durable ;
  • des mécanismes de protection efficaces ;
  • et surtout, la mise en place d’une stratégie globale de changement social afin que toutes les communautés affectées par cette pratique comprennent et acceptent de travailler elles-mêmes pour l’abolition des MGF.

Les préjudices liés aux MGF ne s’arrêtent pas à l’acte lui-même. Beaucoup de survivantes portent ces traumatismes toute leur vie, souvent dans le silence, sous le poids des normes sociales, de la stigmatisation et de la peur. Pour celles qui osent briser le silence, l’accès à la justice reste encore semé d’obstacles.

Renforcer les réponses institutionnelles et communautaires

Face à cette réalité, FEMME CD s’inscrit aux côtés des organisations de la société civile, des agences des Nations Unies et des institutions publiques pour appeler à :

  • l’application effective des lois interdisant les MGF ;
  • le renforcement des services de prise en charge holistique des survivantes ;
  • l’intégration des survivantes dans l’élaboration des politiques publiques ;
  • et la transformation durable des normes sociales qui perpétuent ces violences.
Notre appel

En cette Journée internationale de tolérance zéro à l’égard des MGF, FEMME CD appelle les autorités nationales, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les communautés à renouveler leur engagement :

  • Écouter et croire les survivantes
  • Garantir leur protection et leur dignité
  • Investir dans la prévention, l’éducation et la justice réparatrice

Mettre fin aux mutilations génitales féminines ne sera possible que si les droits, la voix et la résilience des survivantes sont placés au cœur des réponses.

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